À la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’Union des Journalistes Tchadiens (UJT) a réaffirmé son rôle moteur au sein de l’espace médiatique en organisant, en collaboration avec plusieurs organisations professionnelles, un panel de haut niveau ce samedi 2 mai 2026 dans les locaux de l’ONAMA. Cette rencontre a permis d’instaurer un dialogue direct entre les acteurs institutionnels et les professionnels de l’information autour de la thématique intitulée « Presse libre, gestion des conflits et paix durable : rôle et responsabilité des médias tchadiens face aux crises communautaires et frontalières », plaçant ainsi les acteurs au centre des réflexions sur la contribution de la presse à la stabilité nationale.
Lors de son intervention, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, a rappelé les exigences de rigueur inhérentes au métier de journaliste dans un environnement marqué par l’instantanéité de l’information. Il a notamment exhorté les professionnels à une vigilance accrue : « Il est impératif de vérifier les sources, de recouper les faits et de préserver une indépendance totale », a-t-il souligné.
Le ministre a également réaffirmé l’importance du respect strict du code d’éthique et de déontologie, le présentant comme un garde-fou indispensable contre les dérives susceptibles d’attiser les tensions sociales. Pour le gouvernement, la crédibilité de la presse nationale dépend de sa capacité à produire une information fiable, équilibrée et constructive.
Ces échanges ont également mobilisé d’autres figures publiques, à l’instar du président de la Commission nationale des droits de l’homme, Belngar Larmé Jacques, et de l’analyste politique Laldjim Narcisse. Les intervenants se sont rejoints sur un point essentiel : le rôle pivot des médias dans la consolidation de la paix et la prévention des crises.
Dans un contexte régional fragile, ce panel a mis en exergue le défi majeur des journalistes tchadiens : concilier l’exercice de la liberté d’expression avec une responsabilité sociale accrue, afin de contribuer activement à la stabilité et à la cohésion du pays.


