À la veille de la Journée internationale de la liberté de la presse, Allako-as Mandibaye, président du Réseau des journalistes et communicateurs des provinces du Moyen-Chari et du Mandoul, a animé un point de presse ce 2 mai 2026 à Sarh. Cette rencontre a permis de réaffirmer le rôle des médias dans la stabilité sociale.
Le président a d’abord rappelé les origines de cette célébration, instituée en 1993 par l’ONU et l’UNESCO. Au-delà de la commémoration, cette journée est un moment de réflexion sur la sécurité des journalistes et le respect de la déontologie. À ce titre, un hommage solennel a été rendu à Djailoramadje Evariste, ancien correspondant de la Radio Lotiko, assassiné lors des tragiques événements de Sandana en février 2022.
Placée sous le thème « Façonner un avenir en paix », l’édition 2026 met en lumière la responsabilité sociétale des médias. Allako-as Mandibaye a insisté sur le fait que la presse doit demeurer un pilier du vivre-ensemble, particulièrement dans les provinces du Moyen-Chari et du Mandoul. Pour y parvenir, le réseau préconise : une vigilance accrue afin de désamorcer les tensions sociales ; un traitement de l’information rigoureux, privilégiant l’équilibre au sensationnalisme.
S’appuyant sur les acquis des assises de Sarh de 2025, le président a réitéré l’engagement du réseau pour un journalisme de qualité.
En conclusion, il a appelé à une collaboration constructive entre les professionnels des médias et les autorités locales. Selon lui, cette synergie est indispensable pour soutenir le développement socio-économique et garantir une stabilité durable dans la région et sur l’ensemble du territoire national.


