L’Institut tchadien de recherche agronomique pour le développement (ITRAD) a réuni ce mercredi, à son siège, un groupe d’agri-preneurs locaux. Cette initiative a pour objectif de rapprocher la recherche scientifique du secteur privé afin de soutenir la modernisation et l’industrialisation de l’agriculture tchadienne. La rencontre, présidée par Abdelkhadir Altidjani Koïboro, directeur général de l’ITRAD, a permis d’instaurer un échange direct sur les réalités du terrain.
Lors de son allocution, le directeur général a exposé les missions de l’institut ainsi que ses domaines d’intervention auprès des producteurs et des opérateurs économiques. Il a invité les professionnels présents à détailler le fonctionnement de leurs structures, les difficultés auxquelles ils font face et leurs perspectives de croissance.
En réponse, les entrepreneurs agricoles ont formulé plusieurs attentes précises. Ils ont notamment insisté sur l’accès aux analyses de sols via le Laboratoire d’analyse sols, eaux et plants (LASEP), la disponibilité de semences de qualité, l’optimisation de leur conservation, ainsi que la lutte contre les maladies qui affectent les cultures. Une meilleure diffusion des services de l’ITRAD auprès des investisseurs a également été jugée nécessaire. Par ailleurs, les participants ont exprimé le besoin de formations techniques adaptées, d’un accès régulier aux données climatiques et d’une cartographie nationale de la fertilité des sols.
Enfin, la question de la régulation des prix des produits locaux face à la concurrence sur les marchés internationaux a été soulevée. Cette séance de travail marque une volonté de rapprochement entre la recherche publique et le secteur privé, visant à aligner l’expertise scientifique sur les besoins concrets du marché pour soutenir l’économie agricole et la sécurité alimentaire du pays.


