La déléguée provinciale de la Femme et de la Promotion de la petite enfance du Moyen-Chari, Kidana Tamoula, a achevé une série de visites de terrain dans la commune de Sarh. Cette initiative vise à établir un état des lieux des structures sous sa tutelle, à recenser les besoins des acteurs associatifs et à renforcer la coordination administrative.
Le parcours a débuté par une rencontre avec l’Union des associations des femmes arabophones (UAFA). Les responsables de l’organisation ont exposé les contraintes logistiques auxquelles elles font face, notamment l’absence de siège officiel qui les oblige à tenir leurs réunions au domicile de leur présidente. Malgré ces difficultés matérielles, l’UAFA poursuit ses programmes de sensibilisation contre les mutilations génitales féminines et en faveur de la scolarisation des filles dans la province.
La cellule de liaison et d’information des associations féminines (CELIAF) de Sarh a constitué la deuxième étape de cette tournée. Les membres de la structure ont salué cette démarche, qualifiée d’inédite de la part de l’autorité provinciale. Elles ont exprimé le souhait de voir ce canal de communication maintenu afin d’appuyer plus efficacement leurs actions de plaidoyer pour l’autonomisation des femmes. La délégation s’est entretenue avec les représentants du Réseau des organisations féminines et de l’Association pour la promotion des libertés fondamentales au Tchad (APLFT), une organisation active dans la défense des droits humains. Ces échanges ont permis de poser les bases d’un cadre de coopération renforcé entre l’administration et la société civile locale.
La tournée s’est clôturée par la visite du Centre social de Sarh, une institution publique rattachée à la délégation provinciale. Le responsable du centre, Lamana Mao, a présenté le fonctionnement de la structure, articulé autour d’un espace d’écoute, d’un jardin d’enfants et d’ateliers de formation professionnelle en couture et en économie domestique.
À cette occasion, le gestionnaire a exposé plusieurs difficultés qui impactent les performances du centre. Sur le plan opérationnel, il a évoqué la complexité du suivi social des enfants, de la médiation des conflits conjugaux et de la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (VBG). Le centre souffre en outre d’un déficit en matériel didactique et en matières premières pour les ateliers de couture. Enfin, sur le plan des infrastructures, Lamana Mao a alerté la déléguée sur la dégradation avancée de la toiture du jardin d’enfants, sollicitant une réhabilitation rapide pour garantir la sécurité des élèves.
À l’issue de ces consultations, Kidana Tamoula a réaffirmé l’engagement de ses services à maintenir un dialogue régulier avec les organisations de base. Les données recueillies doivent permettre à la délégation provinciale de hiérarchiser les interventions d’urgence et d’ajuster les politiques de développement en faveur des femmes et de la petite enfance dans le Moyen-Chari.

