Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, a tenu une conférence de presse ce lundi 3 août 2026 à N’Djaména pour cadrer l’usage des réseaux sociaux par les acteurs politiques, figures publiques et activistes.
Lors de son intervention, le ministre a rappelé la portée institutionnelle de la présidence de la République. Selon lui, la critique politique demeure un droit légitime dans le cadre démocratique, mais les attaques visant directement le chef de l’État s’éloignent de ce principe. Il a souligné la nécessité de distinguer le débat d’idées constructif de la diffamation, estimant qu’un climat de laisser-aller s’est progressivement installé dans l’espace numérique.
Évoquant la récente publication sur les réseaux sociaux de Max Kemkoye, actuellement en détention, le porte-parole du gouvernement s’est interrogé sur les conditions de diffusion de ce message. Il a réaffirmé que le respect des lois et des décisions de justice s’impose à tous les citoyens, sans exception.
Gassim Chérif Mahamat s’est également exprimé sur les remises en cause fréquentes des compétences de l’équipe gouvernementale. S’il affirme que le gouvernement dispose des moyens de répondre sur le même ton, il a indiqué privilégier une posture mesurée : « Nous savons débattre avec responsabilité. Si nous le voulions, nous pourrions aussi descendre dans l’arène et nous livrer à des débats de bas étage […]. Mais ce n’est ni notre méthode ni notre conception du débat public. »
En conclusion, le ministre a exhorté les figures publiques et les usagers des plateformes numériques à faire preuve de retenue, rappelant que l’exercice de la liberté d’expression doit s’inscrire dans le respect du cadre légal et des institutions républicaines.


