Par l’arrêté N°095/MESRSFP/SEES/SG/CNRD/2026, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, le Dr Sitack Yombatina Béni, a annoncé la création du Laboratoire InterDisciplinaire de recherche en Intelligence Artificielle (LIDIA). Ce nouvel organisme est rattaché au Centre National de Recherche pour le Développement (CNRD).
Le LIDIA se voit confier une mission à la fois théorique et appliquée. Il aura pour rôle de concevoir des systèmes algorithmiques adaptés aux réalités socio-économiques du pays. Les priorités scientifiques identifiées couvrent plusieurs secteurs clés, notamment l’agriculture de précision, l’élevage, la santé, la gestion des ressources en eau, les mines, l’énergie, l’éducation ainsi que la numérisation des langues nationales.
Le texte ministériel met un accent particulier sur le développement d’une IA éthique, responsable et expliquable. Le laboratoire devra participer au traitement et à la conservation des données scientifiques locales, en promouvant la culture des données ouvertes (open data) dans le respect du cadre légal sur la vie privée.
Sur le plan organisationnel, la direction du LIDIA sera confiée à un enseignant-chercheur ou chercheur de rang magistral, élu par ses pairs pour un mandat de quatre ans renouvelable. La gouvernance reposera sur trois instances principales :
Le Conseil de laboratoire regroupera les responsables d’équipes, les représentants des chercheurs, les doctorants ainsi que les partenaires socio-économiques.
Les Équipes de recherche seront spécialisées par thématiques et créées sur décision de la direction générale du CNRD.
Un Comité scientifique international, constitué d’au moins dix experts nationaux et étrangers, sera chargé d’évaluer périodiquement les activités scientifiques du centre.
Pour assurer son fonctionnement, le LIDIA disposera d’une dotation annuelle inscrite au budget du CNRD, complétée par des infrastructures numériques dédiées, notamment des serveurs de calcul et des connexions à haut débit. L’arrêté autorise le laboratoire à capter des financements extérieurs issus de contrats de recherche, de partenaires publics-privés ou de bailleurs de fonds internationaux.
Sur le plan institutionnel, l’entité sera habilitée à signer des conventions de collaboration, des accords de cotutelle de thèse et à diffuser ses travaux sous forme de publications scientifiques, de bases de données libres ou de logiciels open source. L’exécution de cet arrêté a été confiée au Directeur Général du CNRD.


