La 7e législature du Parlement panafricain (PAP) a débuté ce mardi ses travaux par l’ouverture de sa première session extraordinaire. Cette rencontre, qui rassemble les représentants du continent, vise à concrétiser une gouvernance solide et une intégration politique réelle. La cérémonie d’ouverture a laissé place à l’intervention de S.E.M. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine.
Dans un discours de cadrage, ce dernier a rappelé le rôle central de l’institution dans l’architecture diplomatique de l’Afrique. Il a notamment plaidé pour une extension des prérogatives du Parlement, condition jugée nécessaire pour transformer l’organe consultatif en un véritable moteur de l’unité continentale.
Au cœur des débats, la délégation tchadienne a manifesté une présence remarquée, illustrant les ambitions de N’Djamena sur la scène régionale. Cette implication s’est concrétisée par la prestation de serment des parlementaires Abderahim Brémé Hamid et Mme Halimé Moussa Rozi, qui ont officiellement rejoint les rangs de l’hémicycle pour porter la voix du pays. Parallèlement à ce renforcement de sa représentation, le Tchad se positionne stratégiquement pour le renouvellement des instances dirigeantes.
Le député Djidda Mamar Mahamat a officiellement déposé sa candidature au poste de 3ème vice-président, un siège clé pour l’influence diplomatique nationale au sein du futur bureau. Cette session extraordinaire, qualifiée de moment charnière par les observateurs, ne se limite pas à des ajustements administratifs. Elle vise à doter le Parlement panafricain d’une structure plus robuste, capable de porter une voix africaine cohérente et crédible sur les grands dossiers mondiaux. Les travaux et les procédures électorales se poursuivront jusqu’au 6 mai prochain. L’issue du scrutin pour le nouveau bureau sera déterminante, puisqu’elle fixera la trajectoire politique et les priorités de l’institution pour le reste de la législature.


