La secrétaire générale du ministère de la Santé publique et de la Prévention, Dr Toralta Nodjitoloum Josephine, a procédé ce mardi 28 avril 2026 à N’Djamena au lancement officiel des travaux de l’atelier de validation du plan stratégique d’opérationnalisation de la circulaire du Premier ministre interdisant la vente des intrants nutritionnels.
Organisé par le ministère de la Santé publique et de la Prévention, à travers la coordination de la police sanitaire et la direction de l’alimentation et de la nutrition appliquée, cet atelier bénéficie de l’appui des partenaires techniques et financiers.
Prenant la parole, la représentante de l’Organisation mondiale de la santé au Tchad, Dr Blanche Anya, a souligné que la lutte contre la commercialisation des intrants nutritionnels ne peut aboutir sans une responsabilité collective et une action coordonnée à tous les niveaux. Selon elle, le renforcement de la gouvernance constitue un axe stratégique majeur.
Elle a indiqué que cette rencontre offre l’opportunité de définir une approche innovante, réaliste et à fort impact, susceptible de produire des résultats concrets dans la lutte contre la présence des intrants thérapeutiques sur les marchés locaux.
Ouvrant officiellement les travaux, Dr Toralta Nodjitoloum Josephine a rappelé que la situation nutritionnelle des enfants de moins de cinq ans demeure un défi national majeur de santé publique. Elle représente, selon elle, à la fois une urgence sanitaire et un enjeu de gouvernance, de crédibilité institutionnelle ainsi que de confiance envers les partenaires techniques et financiers.
Elle a ajouté que cette priorité s’inscrit pleinement dans la vision du président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, visant à garantir le bien-être sanitaire des Tchadiens, en particulier celui des enfants.
Évoquant la circulaire signée par le Premier ministre, la secrétaire générale a estimé qu’elle envoie un signal fort : celui d’un État tchadien assumant pleinement son leadership politique et institutionnel dans la protection des intrants vitaux destinés aux enfants souffrant de malnutrition.
Elle a enfin insisté sur le fait que la bonne gouvernance des intrants nutritionnels n’est pas seulement une exigence morale, mais également un levier essentiel pour le plaidoyer, la mobilisation et le maintien des financements extérieurs.
Cet atelier réunit des cadres du ministère de la Santé publique, des représentants de ministères sectoriels, des délégués sanitaires provinciaux, des délégués généraux du gouvernement auprès des provinces, des partenaires techniques et financiers ainsi que des techniciens de la direction de l’alimentation et de la nutrition appliquée et de la police sanitaire.


