Le Palais des Arts et de la Culture Ngarta Tombalbaye sert de cadre, depuis ce lundi 20 avril 2026, à un atelier de deux jours consacré à l’approche « Atteindre chaque district » (ACD). Cette rencontre vise à transformer les performances vaccinales dans les provinces du Moyen-Chari, du Mandoul et du Mayo-Kebbi Ouest.
Le coup d’envoi des travaux a été donné par le Secrétaire Général de la province du Moyen-Chari, Fidèle Kodé Ngolo, en présence des responsables sanitaires et des partenaires techniques et financiers. L’assise a pour rôle de de dresser un bilan rigoureux des interventions passées afin d’optimiser la couverture vaccinale dans l’ensemble de la zone méridionale.
Pour le Délégué sanitaire intérimaire du Moyen-Chari, Nehoulné Gaston, ce cadre d’évaluation est essentiel pour identifier les goulots d’étranglement qui freinent encore le système. Selon lui, l’enjeu final demeure l’accès équitable aux soins, avec une attention particulière portée aux populations isolées ou vulnérables qui sont trop souvent laissées pour compte.
Au cœur des échanges figure le projet ACD, opérationnel depuis août 2025. Ngwanga Lapaba Deve, spécialiste genre et vaccination à l’UNICEF, a rappelé les quatre piliers de cette stratégie moderne. Celle-ci repose sur la micro-planification digitalisée pour une évaluation précise des besoins, l’engagement communautaire pour renforcer l’adhésion des familles, la supervision de proximité pour encadrer les agents de terrain et, enfin, le monitorage pour action visant une exploitation réactive des données sanitaires.
En ouvrant officiellement les travaux, le Secrétaire Général Fidèle Kodé Ngolo a salué les progrès réalisés tout en appelant à la vigilance. Face à la persistance de menaces telles que la rougeole et la poliomyélite, l’intensification des campagnes de vaccination demeure la priorité absolue des autorités provinciales. « L’objectif est d’atteindre une immunité collective robuste pour protéger durablement notre jeunesse », a martelé le Secrétaire Général.
Les participants disposent désormais de 48 heures pour formuler des recommandations concrètes. Ces conclusions serviront de feuille de route pour les mois à venir, marquant un tournant possible dans la lutte contre les maladies évitables par la vaccination dans le sud du pays.
Correspondance à Sarh, MBAINAREM TERANCE


