Ouverts mercredi dernier à N’Djamena, les travaux de l’atelier de validation technique du rapport biennal 2024-2026 du gouvernement se poursuivent ce week-end. Cet exercice d’auto-évaluation, adossé au programme politique du chef de l’État, introduit une nouvelle approche dans la gestion des affaires publiques au Tchad.
L’administration tchadienne procède à un examen détaillé de son action. Interrogée en marge des sessions ce samedi en fin de journée, la ministre secrétaire générale du gouvernement, Dr Ramatou Mahamat Houtouin, a salué l’implication des secrétaires généraux et des équipes techniques de l’ensemble des départements ministériels. Initialement prévus pour s’achever le vendredi 5 juin, les débats ont été prolongés. Selon la ministre, cette extension du calendrier traduit l’importance accordée à ce processus par les cadres de l’appareil étatique, qui analysent les résultats de manière rigoureuse.
Sous la direction de leurs secrétaires généraux respectifs, chaque ministère examine ses réalisations de façon autonome, chantier par chantier et action par action, afin d’éviter les bilans complaisants.
Pour Dr Ramatou Mahamat Houtouin, cette démarche instaure de nouvelles pratiques : « Ce travail représente une auto-évaluation objective, qui amorce l’introduction des contrats de performance au sein de l’administration publique, conformément aux orientations du chef de l’État. »
À ce stade, la quasi-totalité de l’exercice est finalisée. Seuls trois ministères doivent encore soumettre leurs données à l’évaluation technique. Interpellée sur le niveau de satisfaction du gouvernement après deux années d’exécution d’un mandat quinquennal, la ministre a invité à dépasser les jugements hâtifs, privilégiant la rigueur de la méthode scientifique adoptée.
Dr Ramatou Mahamat Houtouin a toutefois mentionné des réalisations concrètes visibles à N’Djamena comme dans les provinces. Des données indicatives montrent des progrès dans le développement des infrastructures routières, l’accès à la santé, la gestion publique, ainsi que le maintien de la paix, de la sécurité et de l’intégrité territoriale. Ce travail technique, porté par les cadres de la fonction publique, sera prochainement centralisé. Les chiffres et le bilan global feront l’objet d’une validation officielle lors d’un futur atelier élargi à l’ensemble des membres du gouvernement.
La clôture de cette session technique est programmée pour mardi prochain. Les recommandations issues de ces journées d’étude seront alors présentées publiquement devant les médias.


