L’ouverture de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique a donné le ton d’une rencontre décisive pour l’avenir du continent. Aux côtés de Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone, par ailleurs président en exercice de la CEDEAO, et de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République islamique de Mauritanie, le Président de la République du Sénégal Bassirou Diomaye Faye a officiellement lancé les travaux, dans un contexte international marqué par l’instabilité croissante et l’affaiblissement des mécanismes de coopération globale.
Placée sous le thème « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? », cette édition anniversaire intervient à un moment critique. Entre menaces terroristes, tensions géopolitiques et défis économiques, le continent se trouve à la croisée des chemins, contraint de repenser ses stratégies pour assurer sa sécurité et son développement.
Dans une adresse ferme et sans détour, le Chef de l’État a appelé à une prise de responsabilité collective. Il a insisté sur la nécessité pour les pays africains de renforcer leur souveraineté, de mieux contrôler leurs ressources et surtout d’opérationnaliser leurs propres mécanismes de défense. Pour lui, l’avenir sécuritaire du continent ne peut plus dépendre uniquement d’appuis extérieurs.
Au-delà des discours, le message est clair : il est temps d’agir. En misant sur la jeunesse comme rempart contre la radicalisation et en transformant les engagements en actions concrètes, cette édition de Dakar pourrait marquer un tournant. « Que cette édition soit celle de la maturité et du passage à l’acte », a-t-il lancé, appelant à des solutions durables face aux défis persistants de l’Afrique.


