Une nouvelle forme d’insécurité gagne du terrain dans la capitale tchadienne, N’Djaména, depuis quelques semaines. Les modes opératoires des délinquants se diversifient et ciblent désormais de manière récurrente les usagers des institutions financières. Après les commerçants et les particuliers transportant des fonds, ce sont les clients des banques qui se retrouvent dans le viseur des réseaux criminels.
Le procédé, connu sous le nom de « vol à la tire suiveuse », est devenu monnaie courante. Les malfaiteurs repèrent leurs victimes à l’intérieur ou aux abords des agences, puis les filent discrètement jusqu’à leur destination finale, qu’il s’agisse de leur domicile ou de leur lieu de travail, pour les dépouiller par la ruse ou la violence.
Cette criminalité de proximité ne se cantonne plus aux périmètres des établissements bancaires, mais s’invite directement dans la sphère privée des citoyens. Face à cette menace, une psychose s’installe progressivement chez les usagers, pour qui le simple geste de retirer de l’argent liquide est devenu une source d’angoisse. Cette situation soulève désormais des interrogations légitimes au sein de l’opinion publique : s’agit-il d’un simple manque de vigilance de la part des clients, ou faut-il suspecter des complicités internes au sein des équipes bancaires ? La question reste entière alors que la population attend des mesures de sécurité renforcées.


