Le niveau de propreté des douches et des toilettes dans de nombreuses institutions publiques tchadiennes suscite de vives inquiétudes. Entre absence de nettoyage régulier, manque d’éducation civique et impunité face aux dégradations, l’accès à des lieux d’aisance propres relève parfois du défi pour les usagers et les agents de l’État.
Sur le terrain, le constat est souvent édifiant. Le manque d’entretien citoyen conduit à une saleté avancée : mauvaise utilisation des infrastructures, accumulation de récipients d’eau abandonnés, et non-respect des règles élémentaires d’hygiène. Pour les usagers, l’accès à ces espaces devient alors une expérience particulièrement éprouvante, marquée par des odeurs suffocantes et un environnement repoussant. Pourtant, la dégradation de ces lieux communs ne relève pas de la seule responsabilité des gestionnaires administratifs. Il s’agit d’un enjeu collectif. Si ce phénomène est fréquemment observé au sein des administrations du pays, il n’est pas pour autant une fatalité. Une transformation des comportements et une prise de conscience des agents et des visiteurs restent possibles.
Pour inverser la tendance, plusieurs leviers doivent être activés. D’abord, les institutions doivent instaurer des protocoles de nettoyage et de maintenance réguliers, assortis de sanctions en cas de dégradation volontaire. Ensuite, des campagnes d’information internes sont nécessaires pour rappeler l’importance du respect des biens publics sur le lieu de travail. Enfin, associer directement les utilisateurs à la préservation des infrastructures permettra de responsabiliser chacun.
La résolution de cette crise de saleté repose sur une approche partagée. Seule une collaboration étroite entre les services d’entretien, la direction des institutions et les usagers permettra de garantir durablement la propreté et la dignité dans ces espaces publics.


