Dans une dynamique de renforcement de la souveraineté sanitaire, une équipe du Laboratoire de biosûreté et des épidémies (LaBiEp) séjourne actuellement en France. Au cœur de cette mission : la maîtrise du séquençage de nouvelle génération, un levier stratégique pour la surveillance des menaces biologiques.
Du 24 mars au 04 avril 2026, la ville de Clermont-Ferrand accueille une délégation de spécialistes tchadiens pour une formation intensive en séquençage à haut débit et en analyse bio-informatique. Cette équipe de pointe, composée du Dr Hassan Mahamat Ali, responsable du LaBiEp, et des techniciens Jimrané Naobe Stéphane et Abakar Hassan Gadou, s’approprie des technologies de pointe essentielles à la sécurité sanitaire nationale.
Ce programme piloté par la Direction générale de la pharmacie, du médicament et des laboratoires, bénéficie de l’appui financier du Pandemic Fund. La mise en œuvre technique est, quant à elle, assurée par le Centre humanitaire des métiers de la pharmacie (CHMP).
L’enjeu pour le ministère de la Santé publique et de la Prévention est majeur : doter le pays de compétences autonomes pour identifier, avec une précision chirurgicale, les agents pathogènes circulant sur le territoire.
L’intégration de la bio-informatique dans le dispositif de surveillance nationale permettra désormais de passer d’une réaction passive à une riposte préventive. Grâce aux compétences acquises, le LaBiEp sera en mesure d’assurer une détection précoce des foyers épidémiques ; réaliser une analyse génomique approfondie des souches virales et bactériennes ; produire des données scientifiques fiables pour orienter les décisions politiques en cas de crise.
En investissant dans l’excellence technologique, le système de santé national franchit une étape décisive dans sa résilience, se positionnant ainsi comme un acteur de référence en matière de veille biologique en Afrique centrale.


