Réunie en séance plénière ce mercredi 22 avril 2026 au Palais de la Démocratie, l’Assemblée nationale a adopté deux projets de loi de ratification. Ces accords, conclus avec des partenaires internationaux, visent à renforcer le secteur financier panafricain et à booster la production rizicole nationale. Par une majorité écrasante de 138 voix pour, 5 voix contre et 3 abstentions, les députés tchadiens ont donné leur feu vert à deux initiatives économiques stratégiques pour le pays.
Le premier texte ratifié concerne un accord de prêt entre la République du Tchad et la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA). Ce financement est spécifiquement destiné à l’augmentation du capital social du Fonds de Solidarité Africain (FSA).
Selon l’exposé des motifs présenté par le gouvernement, le FSA joue un rôle crucial en tant qu’institution panafricaine de garantie, facilitant l’accès aux financements pour ses pays membres. Cet investissement souligne l’engagement du Tchad à consolider les outils financiers régionaux.
Le second volet de la séance portait sur le développement agricole, avec la ratification de deux accords de prêt signés respectivement avec la BADEA et l’OPEC Fund for International Development.
Ces fonds sont alloués à la mise en œuvre de la Phase III du Projet de développement intégré de la riziculture dans la plaine du Chari-Logone (PDRI-CL3). Ce projet s’inscrit dans une stratégie de partenariat renforcé avec les bailleurs internationaux pour moderniser l’agriculture tchadienne.
La séance était présidée par M. Ali Kolotou Tchaïmi, Président de l’Assemblée nationale, en présence de membres du gouvernement, dont le Secrétaire d’État aux Finances, le Ministre de la Production et de l’Industrialisation Agricole, ainsi que le Secrétaire général adjoint du Gouvernement.
En clôturant les débats, le Président de l’Assemblée a rappelé une réalité économique majeure : l’investissement national ne peut reposer uniquement sur les ressources propres du pays. Il a insisté sur la nécessité de l’appui des partenaires techniques et financiers, tout en soulignant le rôle vital des vulgarisateurs pour transformer ces investissements en croissance agricole réelle sur le terrain.

