Le parti Réveil Panafricain pour le Changement (RPC) a marqué son installation politique ce samedi 1ᵉʳ août 2026, en organisant simultanément sa rentrée politique et l’inauguration officielle de son siège national, situé au quartier Djambal Bahr, dans le 3ᵉ arrondissement de N’Djamena.
Placée sous le thème « Bâtir une paix durable et garantir la sécurité régionale : le Tchad comme havre de stabilité », la cérémonie a été présidée par le président national de la formation, Gassim Cherif Mahamat. L’événement a rassemblé plusieurs figures de la scène politique tchadienne, dont le Dr Issa Doubragne, secrétaire général premier adjoint chargé de l’administration du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), ainsi que des membres du gouvernement, des parlementaires et des responsables de partis alliés.
Lors de son discours d’orientation, Gassim Cherif Mahamat a défini la ligne idéologique du RPC comme étant de gauche, progressiste et panafricaniste. Il a plaidé pour un changement de paradigme économique et politique à l’échelle du continent : « Il est temps que l’Afrique cesse d’être un simple marché pour les autres et devienne enfin une puissance économique, scientifique, culturelle et politique. Notre ambition est de promouvoir une Afrique intégrée, soutenant la libre circulation des biens et des personnes, la consolidation des institutions continentales et, à terme, l’avènement d’une monnaie unique. »
Appelant à un « sursaut patriotique » face au fatalisme, le leader du RPC a insisté sur la nécessité d’une réponse collective aux défis nationaux. Sur le plan de la politique étrangère et de la justice, le parti s’est aligné sur les récentes orientations exécutives, notamment le retrait du Tchad de la Cour pénale internationale (CPI). Une décision qualifiée par le président du RPC de « mûrement réfléchie », visant, selon lui, à favoriser l’essor d’une justice continentale autonome.
Avec l’ouverture de sa vitrine politique dans la capitale, le RPC entend désormais peser de manière active dans le débat public tchadien.

