Dans le cadre du troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-3) actuellement en cours en province, une jeune agente recenseuse, prise par le temps, s’est rendue dans un foyer afin de le repérer pour le lendemain. Sur place, elle n’a pas trouvé le chef de ménage, mais son épouse. L’agente a alors énoncé le nom complet du chef de ménage enregistré sur sa tablette, et l’épouse a confirmé qu’il s’agissait bien de leur domicile. Une fois cette localisation effectuée pour sa première intervention du lendemain, l’agente a terminé sa journée.
Le lendemain, elle est retournée dans ce foyer repéré la veille. Bien accueillie par le chef de ménage et son épouse, tous deux présents, elle s’est présentée et a entamé le questionnaire sur sa tablette. L’entretien se déroulait normalement jusqu’à la question : « Votre numéro de téléphone, Monsieur ? ». C’est alors qu’une vive dispute a éclaté. L’épouse a accusé l’agente recenseuse d’être venue pour séduire son mari.
Dans un accès de colère, l’épouse a rappelé que l’agente était déjà passée la veille, avait cité le nom de son mari, puis était repartie en constatant l’absence de ce dernier. Elle a dénoncé le fait que l’enquêtrice revienne le lendemain demander le numéro de téléphone de son époux en sa présence. Sans l’intervention des voisins, l’agente recenseuse aurait subi les conséquences physiques de cette question, pourtant intégrée au questionnaire officiel du RGPH-3.
Ce fait divers montre l’importance d’une sensibilisation préalable pour préparer la population. Lors de cette opération, certaines questions liées aux équipements du foyer, à l’énergie ou à l’appartenance ethnique peuvent heurter la sensibilité des citoyens. Les organisateurs disposent encore de temps pour informer davantage le public sur la nécessité et la confidentialité des informations collectées.

