À l’approche du scrutin législatif partiel dans le département de Haraze Al-Biar, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) hausse le ton. Dans un communiqué officiel daté du 12 juin 2026, le parti au pouvoir fustige la diffusion, par une candidate adverse, de projections électorales la donnant largement favorite, et appelle à l’arbitrage des autorités de régulation.
Pour le MPS, la propagation de ces estimations en pleine ferveur électorale s’apparente à une manœuvre illégale. Le MPS rappelle fermement que la production et la publication de sondages d’opinion en période électorale ne relèvent pas du hasard, mais obéissent à un cadre juridique et réglementaire strict en République du Tchad.
Égratignant au passage la formation politique de la candidate en cause qu’il qualifie de « novice » et d’« immature » , le mouvement souligne que l’inexpérience politique ne saurait justifier le non-respect des lois, encore moins le manque de courtoisie républicaine et de fair-play. Selon le parti, la compétition doit se focaliser exclusivement sur la confrontation des projets de société et des idées.
Face à ce qu’il considère comme une dérive susceptible de biaiser la sincérité du scrutin, le MPS interpelle directement l’Autorité Nationale de Gestion des Élections (ANGE). Le parti réclame une vigilance accrue de l’organe de régulation afin de garantir l’équité entre tous les prétendants et d’engager, si nécessaire, des mesures correctives pour préserver la crédibilité du processus.
Malgré cette mise au point, le MPS affiche sa sérénité, se disant pleinement confiant quant au discernement des électeurs de Haraze Al-Biar et réaffirmant son ancrage dans une campagne apaisée, transparente et respectueuse de la légalité.


