Un drame familial et judiciaire secoue actuellement le deuxième arrondissement de la ville de Sarh. Dans la nuit du vendredi 12 juin 2026, une interruption clandestine de grossesse a été pratiquée au quartier « 15 ans ». Selon les premiers éléments de l’enquête, l’acte aurait été commis par une jeune mère, avec la complicité de la grand-mère de l’enfant.
Promptement alerté par la situation, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Sarh a personnellement pris la direction des opérations. Dans la matinée de ce samedi 13 juin, le magistrat s’est rendu sur les lieux du drame, accompagné d’une délégation mixte composée d’autorités militaires, de forces de sécurité, de représentants de la municipalité ainsi que de leaders civils locaux. Sur place, les autorités ont procédé à l’exhumation des restes du fœtus, qui avaient été dissimulés à la hâte après l’acte.
Une enquête a été immédiatement ouverte par le parquet de Sarh afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame et de situer les responsabilités pénales de la mère et de sa complice présumée. Cet événement tragique relance localement le débat sur la détresse sociale et les risques sanitaires liés aux pratiques d’avortement clandestin.

