Le Palais des Arts et de la Culture Ngarta Tombalmbaye de Sarh a servi de cadre, le vendredi 12 juin 2026, au lancement d’un atelier de formation de 4 jours initié par le projet RENFORT. Centrée sur la fabrication et l’utilisation de bio-pesticides, cette session vise à accompagner les vendeuses de poisson dans la réduction des pertes enregistrées après les captures.
Au total, 40 représentantes d’organisations de vendeuses de poisson, venues des provinces de la Tandjilé, du Mandoul et du Moyen-Chari, participent à cette rencontre. L’initiative ambitionne de soutenir les femmes et les jeunes dans la consolidation de leurs activités entrepreneuriales, tout en stimulant leur autonomie économique face aux réalités du marché. La conservation de la production halieutique demeurant un défi majeur pour les actrices de la filière, le projet RENFORT a mobilisé l’expertise de la Direction de la Pêche pour assurer l’animation de ces trois jours de travaux.
Dans son intervention, le chef d’antenne du projet RENFORT, Mbaigoto Rabeh Emmanuel, a rappelé que la formation et l’autonomisation des femmes et des jeunes constituent le cœur de la mission de son institution. Il a exhorté les participantes à s’approprier pleinement les techniques de fabrication de bio-pesticides afin de les appliquer directement dans leurs activités commerciales.
Les travaux ont été officiellement ouverts par le préfet du département du Barh-Koh, Oumar Ali Nanina. L’autorité administrative a souligné l’importance de cette initiative pour le tissu économique local, invitant les bénéficiaires à suivre les modules avec assiduité. Selon lui, cette formation représente une opportunité concrète de « renforcer leurs capacités à répondre efficacement aux défis des pertes post-capture, qu’elles soient d’ordre physique ou économique ».
À l’issue de cet atelier, les participantes devraient disposer de nouvelles compétences pratiques pour sécuriser leurs revenus et optimiser la commercialisation de leurs produits dans leurs provinces respectives.


