Le ministère de la Santé publique et de la Prévention explore de nouvelles pistes pour moderniser la gestion des déchets biomédicaux au Tchad. Le directeur général de la Santé publique, le Dr Yam-madji Aliace, a accordé une audience, ce jeudi 11 juin 2026, à une délégation de l’entreprise belge Ecosteryl, conduite par son représentant Seyedil Abidine Ndiaye, et en présence du député Amollah Toua Robert.
Cette rencontre de prise de contact a permis de jeter les bases d’une future collaboration axée sur le traitement sécurisé des résidus hospitaliers. Spécialisée dans la conception et l’installation d’équipements de pointe, la firme belge ambitionne d’accompagner les structures sanitaires et les opérateurs locaux du secteur à travers des solutions industrielles adaptées.
Au cœur des discussions figure une technologie de désinfection par micro-ondes fonctionnant intégralement à l’électricité. Selon Seyedil Abidine Ndiaye, ce procédé présente le double avantage de neutraliser efficacement les déchets infectieux et de réduire l’empreinte carbone liée à leur traitement. À terme, ces infrastructures devraient permettre de désinfecter, trier et valoriser certains matériaux, notamment en transformant les plastiques médicaux en matières premières recyclables.
Présent lors des échanges, le député Amollah Toua Robert a qualifié ce projet d’opportunité stratégique pour le système sanitaire tchadien. Au-delà de la stricte mise aux normes environnementales des hôpitaux, l’élu a souligné le potentiel socio-économique de l’initiative, qui pourrait générer de nouveaux emplois pour la jeunesse locale.
Saluant la démarche de l’entreprise européenne, le Dr Yam-madji Aliace a réitéré la volonté des autorités sanitaires de s’engager vers des technologies durables. Pour le ministère, moderniser la gestion des déchets biomédicaux demeure un impératif de santé publique, essentiel pour garantir la sécurité dans les établissements de soins et préserver l’environnement.

