L’Office national de médias audiovisuels (ONAMA) a abrité, ce dimanche 26 juillet, la cérémonie de dédicace de l’ouvrage La Lampe de mon père, écrit par Achta Mahamat Nour et paru aux Éditions Plume d’Afrique. L’événement s’est déroulé en présence de nombreuses personnalités et invités venus découvrir ce récit autobiographique, où une simple lampe à pétrole devient le fil conducteur d’un parcours personnel et intellectuel.
À travers ce livre, l’auteure rend hommage à son père, commerçant à N’Djaména, dont le geste quotidien consistait à lui fournir la lumière nécessaire pour étudier chaque soir. Lors de la présentation de l’ouvrage, le préfacier Abderamane Koré a souligné la portée de cette démarche : « Ce père n’a pas seulement acheté une lampe à pétrole, il a posé un acte fondateur », y voyant une œuvre axée sur la transmission, le courage et la foi en l’humain.
Poursuivant l’analyse de l’écrit, Jean-Bosco Manga a indiqué que cet objet domestique s’élève au rang de symbole d’accès au savoir, d’autonomie et d’émancipation, rappelant que « la véritable richesse qu’un père peut léguer à son enfant est la confiance ».
Prenant la parole avec émotion, Achta Mahamat Nour a salué la mémoire de son père, disparu peu après son départ d’études pour le Maroc. Elle a conclu en adressant son message aux jeunes filles qui poursuivent leur scolarité dans des conditions exigeantes : « Ce livre est écrit pour toutes les filles du Tchad qui révisent sous une lampe pendant que le quartier dort. À toi, où que tu sois, le chemin existe : une femme de ton sang est passée par là. »

