Dans un communiqué officiel publié depuis Brazzaville, Augias Ray Malonga, porte-parole de la Plateforme des journalistes panafricains (PJP), dénonce avec vigueur l’agression brutale subie par un journaliste à N’Djamena et interpelle les autorités tchadiennes sur la sécurité des professionnels de l’information.
L’incident, décrit comme une « agression grave », s’est produit le samedi 28 mars dernier dans la capitale tchadienne. La cible : Souleymane Brahim, plus connu sous le pseudonyme « Alpha », reporter pour le groupe média Tchadinfos. Selon les précisions apportées par Augias Ray Malonga, le mode opératoire témoigne d’une volonté manifeste d’intimidation. Le journaliste a été pris en filature, puis intercepté par deux individus circulant à bord d’un véhicule dépourvu de plaques d’immatriculation.
Le récit des faits est glaçant. Outre les injures, Souleymane Brahim a été menacé avec une arme de poing. « Seule l’intervention de passants a permis d’éviter le pire », souligne le porte-parole de la PJP, qui condamne fermement cet acte d’une « particulière gravité ».
Pour l’organisation panafricaine, cet événement n’est pas un cas isolé mais le symptôme d’un mal plus profond qui ronge le continent, et particulièrement la zone sahélienne. Augias Ray Malonga déplore ainsi que, jour après jour, les journalistes ne puissent plus exercer leur métier de manière libre et sereine.
« Chaque nouvelle agression confirme une triste réalité : la vie des reporters de terrain est désormais en danger permanent. La liberté d’informer, pilier de toute démocratie, est gravement compromise lorsque ceux qui la portent deviennent des cibles. »
Face à cette dégradation sécuritaire, la Plateforme des journalistes panafricains rappelle aux gouvernants que la protection des médias n’est pas une option. Pour M. Malonga, protéger les journalistes constitue une « obligation pour tout État respectueux des droits humains ».
En conséquence, la PJP formule des exigences claires à l’endroit du gouvernement tchadien : l’ouverture immédiate d’une enquête rapide, indépendante et transparente ; l’identification et la traduction en justice des auteurs de l’agression, « quels que soient leur grade ou leur fonction » ; la garantie d’un environnement sûr pour l’ensemble des acteurs de l’information opérant sur le territoire tchadien.
En réaffirmant son engagement indéfectible aux côtés des journalistes, Augias Ray Malonga prévient que la PJP restera vigilante quant au respect du droit fondamental d’informer, sans entrave ni crainte, sur l’ensemble du continent africain.


