L’Institut Tchadien de Recherche Agronomique pour le Développement (ITRAD) et la Mission Agricole Chinoise au Tchad (MATACT) ont scellé, ce mercredi 1er avril 2026, le coup d’envoi de la 8ème phase de leur projet d’assistance technique. La cérémonie, organisée à la station de recherche de Gassi, s’est déroulée sous l’égide de Hassanty Oumar Chaib, représentant du ministre de la Production et de l’Industrialisation agricole.
Cette nouvelle étape consolide une coopération sino-tchadienne devenue essentielle pour la modernisation du secteur primaire. Le Directeur général de l’ITRAD, Abdelkhadir Attidjani Koirobo, a salué un partenariat Sud-Sud fructueux qui a déjà porté ses fruits : transfert de technologies innovantes ; renforcement des capacités techniques des cadres locaux ; optimisation des rendements céréaliers et maraîchers.
Pour Abdoulaye Abakar, chef de la station de Gassi, l’enjeu est désormais la spécialisation. Outre l’expérimentation de variétés à haute performance, le site s’apprête à accueillir le futur Centre National de Spécialisation du Sésame (CNS Sésame), une filière clé pour l’exportation.
Défis fonciers et ambitions nationales
Malgré ces perspectives encourageantes, un obstacle de taille persiste : la pression foncière. Sur les 2 000 hectares que compte initialement la station de Gassi, moins de 60 hectares sont aujourd’hui exploitables en raison de l’occupation anarchique des terres.
Face à cette situation, le représentant ministériel a rappelé que le déploiement de l’expertise chinoise s’inscrit en droite ligne du Plan National de Développement (PND) – Tchad Vision 2030. L’objectif est de transformer les essais pilotes en une réussite à grande échelle pour garantir la souveraineté alimentaire du pays.
Cette 8ème phase se veut plus inclusive, avec une volonté affichée d’étendre les résultats de la recherche directement dans les champs des producteurs tchadiens.


