Les viaducs de N’Djaména, initialement conçus pour moderniser le paysage urbain et améliorer l’attractivité de la capitale, font face à une insalubrité grandissante. En raison d’actes d’incivisme récurrents, plusieurs de ces espaces publics se transforment progressivement en dépotoirs de fortune et en lieux de défécation à l’air libre. Cette situation engendre de fortes nuisances olfactives et environnementales pour les usagers et les riverains au quotidien.
Le phénomène persiste en dépit des interventions régulières de la commune, notamment à travers les opérations de salubrité du « samedi citoyen » ou les actions de nettoyage menées en partenariat avec des associations locales. Ces espaces, fortement fréquentés la journée par des commerçants ambulants, des manœuvres et des conducteurs de mototaxis, pâtissent d’un manque d’infrastructures sanitaires de proximité, ce qui favorise ces comportements dommageables pour l’image de la ville.
Au-delà de l’aspect esthétique, cette dégradation soulève la question de la responsabilité citoyenne dans la préservation des biens publics, un facteur clé pour le développement urbain et la réputation internationale du pays.
Pour inverser la tendance, les autorités municipales ont récemment instauré une mesure stricte prévoyant des sanctions financières pour toute personne surprise en flagrant délit de pollution de la voie publique. L’efficacité de cette nouvelle réglementation dépendra désormais de la rigueur de son application sur le terrain, couplée à un renforcement des campagnes d’information pour encourager un changement durable des habitudes.


