Alors que des cas de choléra ont été récemment confirmés par le ministère de la Santé publique et de la Prévention au Tchad, les autorités sanitaires appellent à la mobilisation. Si les équipes médicales sont déployées sur le terrain pour contenir les premiers foyers, la forte contagiosité de l’infection maintient un niveau de risque élevé.
La période des pluies et les inondations actuelles fragilisent l’accès à l’eau potable dans plusieurs quartiers, créant des conditions propices à la propagation rapide de la bactérie. Le choléra se manifeste par des diarrhées aiguës et des vomissements sévères qui provoquent une déshydratation pouvant s’avérer mortelle en l’absence de prise en charge médicale rapide. La transmission s’effectuant principalement par la consommation d’eau ou d’aliments contaminés, le respect strict des gestes d’hygiène constitue le principal levier de prévention.
Les professionnels de santé rappellent plusieurs règles quotidiennes essentielles. Concernant l’hygiène personnelle, le lavage fréquent des mains au savon et à l’eau propre s’impose, notamment avant la préparation des repas et après l’utilisation des toilettes. Pour l’eau de boisson, un traitement préalable par ébullition ou filtration reste indispensable. Sur le plan alimentaire, il est recommandé d’assurer une cuisson suffisante des repas, d’éviter les produits crus vendus à l’air libre et de nettoyer soigneusement les fruits à l’eau saine. Enfin, l’assainissement nécessite un entretien régulier des abords des habitations ainsi que l’usage systématique des latrines.
Si le dispositif sanitaire reste mobilisé pour traiter les malades sur le terrain, la rupture de la chaîne de transmission repose avant tout sur l’adoption systématique de ces réflexes au sein de chaque foyer.

