Le Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Naïr Abakar, a effectué ce vendredi 17 avril, une visite d’inspection exhaustive des principales infrastructures sportives de la capitale. Ce périple technique, qui l’a conduit du Stade Olympique Maréchal Idriss Déby Itno aux enceintes de Paris Congo, Diguel, Farcha et Klémat, a pour but d’établir un diagnostic précis de l’existant afin d’orienter les futures politiques de réhabilitation.
Le bilan dressé au terme de cette journée est sans appel. Au Stade Olympique, le vandalisme a laissé des traces profondes : plus de 1 391 sièges ont été détruits lors de la dernière rencontre opposant les Sao au Burundi. À cette dégradation volontaire s’ajoute l’usure structurelle observée sur d’autres sites, notamment la pelouse impraticable du stade de Paris Congo et l’absence totale de revêtement gazonné au stade municipal de Farcha. Face à ce qu’il qualifie de « signal d’alarme », le Ministre a souligné que l’état actuel du patrimoine sportif national exige une intervention immédiate et coordonnée.
Au-delà des investissements publics, M. Naïr Abakar a insisté sur la dimension civique de la gestion des équipements. Il a déploré les actes d’incivisme constatés au Stade de Mandjaffa, une infrastructure livrée il y a moins de huit mois, rappelant que ces installations sont des biens communs destinés à l’épanouissement de la jeunesse. « Le respect des infrastructures est une responsabilité collective. Leur dégradation prive avant tout nos athlètes et les populations d’un cadre de pratique digne », a-t-il martelé.
Cette descente de terrain marque le point de départ d’une nouvelle feuille de route. Pour le ministère, la mise à disposition d’infrastructures de qualité est un levier essentiel de cohésion sociale et de performance athlétique.
Les futures phases de travaux, qui seront définies en concertation avec les acteurs du secteur, s’inscrivent dans la vision du Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, visant à faire du sport un pilier de la renaissance nationale.


