Le coup d’envoi de la 4ème Conférence panafricaine sur la gouvernance des semences et de la Foire des semences paysannes a été donné ce mardi 2 juin 2026 à l’hôtel de l’Amitié de N’Djamena. Ce rassemblement continental réunit les acteurs du monde agricole pour échanger sur l’avenir de la souveraineté alimentaire en Afrique. L’ouverture officielle a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Production et de l’Industrialisation agricole, Moubarack Abakar Roubo, représentant le ministre Keda Ballah.
Plusieurs personnalités assistent à cette rencontre, notamment : Anne Maïna, représentante de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) ; Olivier Ngardouel Mbaïnaïkou, représentant de la Coopération suisse (SWISSAID) ; Ivere Togueyam, président de la Plate-forme d’échanges et de promotion de l’agriculture familiale au Tchad (PEPAF et Tchad) ; des délégués d’institutions régionales, internationales, d’organisations paysannes et de la société civile.
Dans son discours, Moubarack Abakar Roubo a indiqué que le choix du Tchad pour abriter cette conférence témoigne de l’implication du pays et met en avant le rôle des agricultures familiales africaines. Selon lui, ces dernières constituent le pilier de la sécurité alimentaire, de la résilience climatique et de la préservation du patrimoine biologique continental.
« La diversité des semences symbolise la diversité des traditions, des régimes alimentaires et des stratégies de résilience face aux divers chocs », a déclaré le secrétaire général.
Les débats sont centrés sur la nécessité pour l’Afrique de renforcer son autonomie semencière. Les données partagées lors de l’ouverture illustrent les réalités du terrain : plus de 80 % des semences utilisées sur le continent proviennent des exploitations familiales et des paysans. Ces variétés locales possèdent l’avantage d’être adaptées aux contextes agroécologiques et socioculturels de chaque région.
Pendant trois jours, les participants travailleront sur des thématiques liées au développement durable du continent : Gouvernance et systèmes semenciers paysans ; Politiques continentales et régionales ; Numérisation de l’agriculture ; Droits des producteurs et mécanismes de financement agricole ; Voies d’une transition agroécologique adaptée aux réalités africaines.
Les conclusions de ces travaux visent à définir un cadre politique et technique protecteur pour les producteurs locaux et adapté face aux crises globales.


