Face à l’intensification des défis climatiques, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a initié une session de formation technique sur la gestion des risques de catastrophes, tenue du 22 au 24 avril 2026 au Palais des Arts et de la Culture Ngarta Tombalmbaye. Cette rencontre a mobilisé les autorités administratives ainsi que les responsables des services techniques de la province du Moyen-Chari.
Mise en œuvre en concertation étroite avec les services déconcentrés de l’État, cette initiative répond à une nécessité opérationnelle : consolider les compétences locales en matière d’analyse, de planification et de coordination des secours. La démarche privilégie une approche participative et inclusive, visant à impliquer directement les acteurs de terrain dans la réponse aux sinistres.
Lors de son allocution, Patrick Memtodjim, représentant de l’OIM, a insisté sur l’urgence d’adapter les stratégies d’intervention aux réalités environnementales actuelles. Durant les trois jours de travaux, les participants ont planché sur plusieurs axes prioritaires : l’appropriation des concepts fondamentaux liés aux risques climatiques ; l’élaboration de mesures de prévention et de préparation aux urgences ; la définition de mécanismes de relèvement et de reconstruction post-crise ; l’utilisation d’outils numériques pour la collecte et l’analyse des données.
Le coup d’envoi officiel a été donné par Fidèle Kodé Ngolo, Secrétaire général de la province du Moyen-Chari. Conscient des vulnérabilités de la province, il a exhorté les cadres présents à un engagement total : « Je vous invite à participer activement aux sessions, à partager vos expériences et à vous approprier pleinement les connaissances transmises pour mieux protéger nos populations. »
Cette session de formation marque un jalon important dans la stratégie de prévention de la province, misant sur l’anticipation et l’expertise locale pour limiter l’impact des crises futures.
De notre correspondant à Sarh, MBAINAREM TERANCE


