Quelques semaines après sa prise de fonction, la déléguée provinciale de la Femme et de la Promotion de la Petite Enfance du Moyen-Chari, Kidana Tamoula, a entamé ce mercredi une tournée de prise de contact et d’évaluation sur le terrain. Cette démarche vise à s’imprégner des réalités locales, à identifier les difficultés et à optimiser le suivi des structures d’aide dédiées aux femmes et aux enfants de la province.
La première étape de cette mission a conduit la délégation sur le site de la Maison de la femme du Moyen-Chari. Lancé il y a plus de trois ans, ce projet est aujourd’hui à l’arrêt. Lors de son inspection, Kidana Tamoula a relevé des insuffisances techniques notables dans la qualité des travaux déjà réalisés, ainsi qu’un manque de sécurisation du site, marqué par l’absence de gardien pour protéger ce bâtiment d’intérêt public.
La délégation s’est ensuite rendue au Centre intégré de services multisectoriels (CISM), installé au sein de l’Hôpital provincial de Sarh, afin d’évaluer les conditions de travail du personnel et la prise en charge des usagers. Le médecin responsable du centre, le Dr Mbairaïssem Edouard, a rappelé l’importance de cette structure qui offre aux survivants de violences basées sur le genre un accompagnement gratuit à travers quatre piliers, à savoir le médical, le juridique, le psychosocial et l’économique.
Le responsable a toutefois alerté sur le nombre élevé de cas de violences enregistrés au quotidien. Kidana Tamoula a salué le dévouement du personnel soignant et social auprès des victimes. Tout en réitérant l’engagement des autorités en faveur de la protection des personnes vulnérables, la déléguée a insisté sur la nécessité de briser le silence par une communication de proximité. Elle a souligné qu’il est impératif d’organiser des campagnes de sensibilisation d’envergure afin de permettre à la population du Moyen-Chari de s’approprier le CISM, d’en comprendre l’utilité et de le fréquenter sans crainte.
Cette première sortie de terrain marque le début d’une série de visites que la déléguée provinciale entend poursuivre dans les prochains jours, afin de poser un diagnostic global nécessaire à l’amélioration du fonctionnement des services sociaux de la province.

