Le ministre de la Production et de l’Industrialisation agricole, Keda Ballah, a officiellement lancé, le mardi 9 juin 2026 à Bongor, le Projet d’appui au développement des infrastructures rurales et de promotion des chaînes de valeurs agricoles (PADIR-CVA). Financée avec le concours de la Banque africaine de développement (BAD), cette initiative vise à renforcer la sécurité alimentaire et à moderniser le secteur agricole tchadien.
La cérémonie s’est déroulée dans le chef-lieu de la province du Mayo-Kebbi Est, en présence du délégué général du Gouvernement auprès de la province, Goukouni Sidimi, et du spécialiste en agriculture de la BAD, Miabe Djekanmde, représentant le responsable pays de l’institution. Des autorités militaires, religieuses, traditionnelles ainsi que des représentants de la société civile ont également pris part à l’événement.
Dans son allocution, le ministre Keda Ballah a souligné que le PADIR-CVA s’inscrit dans le cadre de la politique de sécurité alimentaire et nutritionnelle portée par le président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno. Pour concrétiser ces orientations sur le terrain, le chef du département de l’agriculture a insisté sur trois axes prioritaires, à commencer par la structuration et l’organisation des acteurs du monde rural. Il a également mis l’accent sur l’industrialisation progressive de la transformation des produits agricoles locaux, avant de plaider pour l’adoption de techniques culturales modernes et résilientes face aux effets du changement climatique.
Le volet technique du projet repose notamment sur l’aménagement hydro-agricole de 240 hectares en maîtrise totale de l’eau dans la localité d’Eré. Cette infrastructure ambitionne de réduire à terme la dépendance du Tchad vis-à-vis des importations de riz.Selon le ministre, le riz ne doit plus être perçu comme une simple denrée de subsistance, mais comme un produit hautement stratégique pour l’économie nationale. Il a rappelé que le potentiel de rendement de cette culture peut garantir l’autosuffisance du pays, à condition que les itinéraires techniques de production soient rigoureusement appliqués par les producteurs.
Le ministre Keda Ballah a enfin, salué le partenariat entre la République du Tchad et la Banque africaine de développement. Cet appui technique et financier s’avère déterminant pour la réalisation des études de faisabilité de projets bancables et le déploiement des infrastructures hydro-agricoles à l’échelle nationale.


