À N’Djamena, circuler devient un exercice de plus en plus périlleux. Sur les grandes artères de la capitale, les usagers ne décolèrent plus face au comportement de certains chauffeurs de minibus. Entre excès de vitesse, dépassements hasardeux et arrêts brutaux en pleine chaussée, l’imprudence est devenue une scène quotidienne, faisant peser une menace constante sur la sécurité des passagers et des riverains.
Ces véhicules, maillons essentiels de la mobilité urbaine, sillonnent la ville du lever au coucher du soleil. Pourtant, derrière ce service public vital, les règles élémentaires du code de la route sont trop souvent reléguées au second plan. La « course au client » et l’impératif de rentabilité poussent de nombreux conducteurs à multiplier les rotations, au mépris des risques encourus.
Du centre-ville aux quartiers périphériques, le trajet tourne fréquemment au stress pour les passagers. Les accélérations brusques pour devancer un concurrent et les arrêts improvisés pour charger un client transforment la voie publique en une zone de tension permanente. Pour les citoyens, la route n’est plus un simple espace de circulation, mais un lieu où la précipitation l’emporte sur la prudence.
Face à ce constat, les voix se multiplient pour réclamer une prise de conscience collective. La route n’est pas un circuit de compétition, mais un espace de partage où chaque conducteur est responsable de la vie d’autrui. La sécurité des piétons, des motocyclistes et des usagers doit désormais primer sur la quête du gain rapide.
L’urgence est aujourd’hui à la responsabilité. Respecter la signalisation, modérer sa vitesse dans les zones denses et privilégier la courtoisie au volant sont autant de gestes simples qui pourraient prévenir de nombreux drames. À N’Djamena, la sécurité routière est l’affaire de tous : chaque geste de prudence est une vie épargnée.


