La Commission Santé et la Commission Finances du Parlement ont franchi une étape importante vers l’institutionnalisation de l’égalité des sexes. Ce mardi 23 juin 2026, la salle de réunion du Sénat a abrité un café-débat de haut niveau axé sur la mise en place d’une cellule genre au sein de l’institution.
Organisée en partenariat avec le ministère de la Santé Publique et de la Prévention, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la phase 3 du Projet d’Appuis au Secteur de la Santé au Tchad (PASST3). L’objectif de cette rencontre était de créer un espace d’échanges dynamiques entre les différentes parties prenantes. Les participants ont planché sur les mécanismes les plus efficaces pour concrétiser la création de cette cellule genre au cœur des commissions parlementaires Santé, Affaires Sociales et Finances.
Les discussions ont été placées sous la présidence du Sénateur Mbigomen Sébastien, Président de la Commission Santé, entouré pour l’occasion du Coordonnateur du projet PASST3, Dr Hamid Djabar, ainsi que du Sénateur Abakar Mallah Mourtcha, Président de la Commission des Finances, des Affaires Économiques, du Plan et des Infrastructures.
La rencontre a également mobilisé de nombreux membres des deux commissions, des assistants parlementaires, ainsi qu’un panel d’experts techniques nationaux et internationaux.
Au cours des échanges, l’accent a été mis sur la promotion de l’égalité et de l’équité entre les femmes et les hommes, réaffirmée comme un levier essentiel pour garantir un développement durable, équitable et véritablement inclusif au Tchad.
Les participants ont rappelé que le pays dispose déjà de fondations solides en la matière, citant notamment :
• L’adoption de la Politique Nationale Genre (PNG) et de son Plan d’Action quinquennal.
• Le Plan d’Action National lié à la Résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité.
• Le nouveau Plan National de Développement baptisé « Tchad Connexion 2030 ».
L’animation des débats par les experts présents a permis de formuler des pistes de solutions concrètes. Ces recommandations visent à ancrer durablement la dimension genre dans le fonctionnement institutionnel du Sénat, ouvrant la voie à des politiques publiques plus sensibles et adaptées aux réalités quotidiennes des populations.


