Le Ministre d’État, ministre de l’Éducation Nationale, du Bilinguisme et de la Promotion Civique, Dr Mahamat-Ahmad Alhabo, a effectué ce mardi 23 juin 2026 une visite de terrain dans plusieurs établissements scolaires de la capitale.
L’objectif était de constater de visu leurs conditions de fonctionnement et de gestion. Accompagné du secrétaire général du ministère, de cadres de l’Inspection générale et du recteur de l’Académie de l’Ouest, le ministre d’État s’est successivement rendu à l’école de Dembé (dans le 6e arrondissement), au Lycée Félix Éboué et au Lycée de la Concorde (tous deux situés dans le 3e arrondissement).
À l’école de Dembé, le constat est alarmant. Le chef du département de l’Éducation Nationale a découvert que des particuliers y ont construit des toilettes privées dans la cour pour les exploiter à des fins commerciales. Plus grave encore, des salles de classe ont été transformées en entrepôts de stockage, des restaurants de fortune y ont été implantés, et l’une des salles sert carrément d’enclos pour des moutons et des chèvres. Encerclé par des centaines de boutiques, l’établissement est plongé dans un état d’insalubrité indescriptible.
Au Lycée Félix Éboué, le ministre d’État a trouvé des personnes qui squattaient et occupaient illégalement des salles de classe comme habitations. Il a immédiatement ordonné leur déguerpissement. De même, il a sommé les sentinelles, qui avaient réalisé des constructions anarchiques pour agrandir leur espace de vie, de tout démolir sans délai. Par ailleurs, il a exigé des responsables de l’établissement des actions urgentes pour rendre le lycée viable, notamment en assainissant la cour et en évacuant les eaux de pluie qui l’inondent.
Au Lycée de la Concorde, Dr Mahamat-Ahmad Alhabo a déploré le fait que des salles de classe soient louées à une entreprise privée pour servir de dépôts, ainsi que la présence d’un pylône de télécommunication implanté dans la cour. Il a exigé le démontage immédiat de ce dernier.
Face à cette situation chaotique, le ministre a exprimé sa profonde indignation. Il a affirmé que ces trois établissements ne sont malheureusement que des échantillons d’une réalité bien plus vaste. Pour lui, il existe beaucoup d’écoles à N’Djaména qui traversent des crises similaires, voire plus déplorables. Ferme, le ministre d’État a averti que tous les responsables impliqués dans ces dérives seront formellement identifiés et sanctionnés sévèrement.


