La Ministre de la Justice, Garde des Sceaux chargée des Droits humains, Mme Ndolenodji Alixe Naimbaye, a accordé une audience officielle à la Procureure adjointe de la Cour pénale internationale (CPI), Mme Nazhat Shameem Khan. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des enquêtes sur le Darfour et de l’évaluation de la situation des réfugiés soudanais dans l’est du pays.
La rencontre s’est tenue en présence de Mme Aminatou Bello, Secrétaire d’Etat à la Justice et aux Droits de l’homme, M. Mahamat Saleh Ben Biang, Secrétaire général du ministère, M. Moussa Abdelkerim Moussa, Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de N’Djamena et point focal CPI, M. Nathaniel Djobonlangui, Directeur de la législation et du suivi des accords.
Cette audience officielle s’inscrit directement dans le cadre du Statut de Rome, traité fondateur de la CPI. L’objectif est de consolider la coopération judiciaire entre la République du Tchad et l’institution internationale.
Mme Nazhat Shameem Khan a exprimé sa vive satisfaction quant à l’accueil réservé par les autorités tchadiennes. Elle a notamment salué l’excellence d’un partenariat qui, depuis 2005, permet des avancées majeures dans le cadre des enquêtes menées sur les crimes du Darfour.
Les discussions ont largement porté sur la récente mission effectuée par la Procureure adjointe dans la partie orientale du pays. Mme Khan s’est rendue sur plusieurs sites tels que Goz Beïda, Farchana et Adré.
Au cours de ce déplacement, la représentante de la CPI est allée à la rencontre des réfugiés soudanais installés dans les camps de Zabout, Goz Amir, Kerfi, Djabal, Aboutengué, Métché, Arkoum, Alacha et Farchana.
À travers cette visite de haut niveau, le Gouvernement tchadien réaffirme sa volonté de promouvoir la paix et de protéger les populations vulnérables en respectant ses engagements internationaux.
En conclusion des échanges, Mme Ndolenodji Alixe Naimbaye a insisté sur un chantier national prioritaire, faciliter l’accès au droit pour tous. La Ministre a plaidé pour le renforcement de l’aide juridique et de l’assistance judiciaire, en s’appuyant notamment sur la dynamisation des Bureaux d’accès au droit et à la justice (BADJ).

