Le système de santé tchadien se dote d’un nouveau cadre réglementaire. Le projet de loi portant institution et encadrement du prélèvement et de la transplantation rénale à partir de donneurs vivants a été adopté par les sénateurs ce lundi 6 juillet. Le texte a recueilli une adhésion quasi unanime de la haute chambre, avec 61 voix pour, 0 contre et 1 abstention.
Examinée lors d’une séance plénière dirigée par le président du Sénat, le Dr Haroun Kabadi, en présence du ministre de la Santé publique, le Dr Abdelmadjid Abderahim, cette initiative définit les règles juridiques et sanitaires de la greffe de reins. Pour le gouvernement, l’objectif est de développer l’accès aux soins de haute technicité sur le territoire national afin de prendre en charge les patients atteints d’insuffisance rénale terminale.
Lors des débats, les parlementaires ont examiné les mécanismes de sécurisation du dispositif. Le texte vise à prévenir les risques de trafic d’organes, à protéger les mineurs et à garantir la vérification du consentement libre ainsi que des liens de parenté entre donneurs et receveurs.
Avant le vote, le ministre de la Santé publique a indiqué que le pays dispose des infrastructures techniques nécessaires pour ces interventions chirurgicales. Il a fait état des accords de coopération médicale signés avec l’Algérie et la Tunisie, prévoyant le transfert de compétences et la formation des équipes médicales locales.
Cette adoption par le Sénat formalise les règles requises pour l’organisation des premières greffes rénales dans le pays.


