La protection des élèves et étudiants tchadiens contre les violences basées sur le genre (VBG) entre dans une phase opérationnelle. Ce jeudi 2 avril 2026, la Dr Kadidjia Amadaye Abgrene, Directrice de la santé de la reproduction au ministère de la Santé publique et de la Prévention, a dirigé une réunion interministérielle consacrée à la validation d’un projet d’arrêté instaurant la « tolérance zéro » dans les écoles et universités du pays.
Cette séance de travail a réuni des experts techniques, des conseillers juridiques ainsi que les partenaires du Projet d’Appui au Secteur de la Santé (PASST3) et d’Expertise France. Elle concrétise un engagement commun des ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Femme, de la Jeunesse et de la Justice.
L’objectif est de sécuriser le parcours des apprenants et du personnel éducatif grâce à un cadre normatif contraignant. Initialement envisagé sous la forme d’un code de conduite en 2025, le document a évolué pour devenir un arrêté interministériel, une forme juridique plus adaptée pour garantir son application immédiate. « Après un processus inclusif, marqué par un atelier de validation en juillet 2025 et des sessions techniques en février dernier, nous disposons désormais d’un socle solide », a précisé la Dre Kadidjia Amadaye Abgrene.
Le texte ne se contente pas de fixer des règles de conduite pour les enseignants et les étudiants ; il prévoit également la mise en place d’un comité multisectoriel de suivi. Ce mécanisme sera chargé de veiller au respect des normes et de coordonner les interventions en cas de signalement.
Au cours des échanges, les représentants des différents ministères ont validé les étapes préalables à la signature officielle du document. En renforçant son arsenal juridique, le Tchad franchit un pas décisif pour transformer les établissements d’enseignement en véritables sanctuaires de respect et d’équité.


