Sous la direction du Chef de mission, le Général de brigade Moubarak Abakar Nassour Hor, la force mixte tchado-centrafricaine a mené, les 4 et 5 avril 2026, une reconnaissance d’envergure le long de la frontière commune. Baptisée « Al-Hamamia », cette opération marque un tournant entre impératifs sécuritaires et diplomatie de proximité.
Le détachement, mené par le Général Moubarak, a sillonné les localités stratégiques de Ngondeye et Boussa. L’objectif de cette mission consiste à verrouiller la zone contre les incursions et garantir la libre circulation des biens et des personnes. Lors de ses interventions, le commandement militaire a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite avec les populations, appelant à une vigilance accrue et à une remontée d’informations en temps réel pour neutraliser toute velléité de déstabilisation.
Cependant, l’opération « Al-Hamamia » a rapidement glissé du terrain tactique vers celui du social. En rencontrant les leaders communautaires, la mission s’est muée en plateforme d’échanges directs. Les résidents ont profité de cette tribune pour dépeindre une réalité marquée par la précarité : déficit d’infrastructures sanitaires et scolaires ; accès critique à l’eau potable ; rétrécissement des zones de pâturage, principal catalyseur des tensions locales.
Face à ces doléances, le Général Moubarak Abakar Nassour Hor a adopté une posture d’écoute, assurant que ces priorités sociales seraient intégrées aux futures actions civilo-militaires (ACM). « La sécurité ne peut être pérenne sans un minimum de bien-être social », semble être le nouveau leitmotiv de la force mixte.
Cette approche holistique témoigne d’une volonté de ne plus seulement administrer la zone par la force, mais de stabiliser durablement cette région enclavée par le soutien au développement local.


