Le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, a lancé ce mercredi, 5 août 2026, les travaux de l’atelier de communication stratégique dédié à la vulgarisation de l’Arrêté N°018/PR/PM/MEE/SG/FNE/2026. C’était en présence des responsables du Fonds National de l’Eau (FNE), les représentants de l’UNICEF ainsi qu’un parterre d’acteurs publics, de collectivités, d’opérateurs privés et de membres de la société civile.
Procédant au discours d’ouverture, le Ministre a rappelé le contexte politique et stratégique de cette initiative, soulignant que le Tchad traverse une étape déterminante de son histoire sous la conduite du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno. Il a réaffirmé la volonté des autorités de transformer la ressource hydraulique en un véritable moteur de développement national.
Inscrite dans la feuille de route du plan national Tchad Connexion 2030, cette grande réforme vise l’accès universel à l’eau potable d’ici la fin de la décennie en levant progressivement les barrières structurelles du secteur, tant dans les centres urbains que dans les zones rurales.
Le Directeur du Fonds National de l’Eau, Abdoulaye Souleymane Nourene, a salué le succès de ce nouveau texte réglementaire, qui repose sur une compréhension mutuelle et une acceptation partagée par l’ensemble des intervenants de la chaîne.
Prenant la parole à son tour, le représentant de l’UNICEF, Gents Garnier, a insisté sur la valeur cardinale de l’eau, qualifiée de droit fondamental et de ressource indissociable de la santé, de l’éducation, de la nutrition et de la dignité humaine. S’alignant sur l’Objectif de Développement Durable n°6 des Nations Unies, l’organisme international rappelle que si l’eau possède une valeur économique, sa gestion exige un équilibre rigoureux entre équité, responsabilité et durabilité, a-t-il souligné.
Cet atelier constitue ainsi une opportunité capitale pour harmoniser la compréhension du Code de l’eau et de l’arrêté tarifaire, afin que chaque usager et institution maîtrise ses devoirs en matière de protection des ressources. Les débats doivent permettre de lever toute ambiguïté sur les mécanismes de recouvrement des redevances, garantissant ainsi un financement pérenne pour les infrastructures hydrauliques futures et une gouvernance transparente du secteur.

