Ce mardi 7 avril 2026, le Secrétaire général adjoint du Gouvernement, Dr Bourkou Dédé Alhadj, a présidé la cérémonie officielle de passation de charges entre le ministre sortant de la Justice, Dr Youssouf Tom, et la nouvelle ministre de la Justice et des Droits humains, Mme Ndolenodji Alixe Naïmbaye, en présence des principales autorités judiciaires et administratives.
Dans un moment solennel marqué par des hommages et de la reconnaissance, Dr Youssouf Tom, après 13 mois à la tête du département, a exprimé sa gratitude envers Dieu, le Président de la République et le Premier ministre pour la confiance accordée. Il a rappelé l’importance du ministère de la Justice, un département exigeant, garant des libertés, de la protection des droits et de la stabilité de l’État.
Le SGAG a salué le travail accompli par le ministre sortant et a adressé ses félicitations à la nouvelle ministre, reconnue pour son intégrité et son engagement. Il a également encouragé la secrétaire d’État, reconduite dans ses fonctions.
Dans son discours, Dr Youssouf Tom a dressé le bilan de plusieurs réformes majeures, notamment la révision du code de l’organisation judiciaire, la modernisation du code de procédure civile pour rapprocher la justice des justiciables, la modification de l’article 282 du code de procédure pénale pour mieux encadrer la garde à vue, et la préparation de nouveaux textes visant à moderniser le fonctionnement du ministère et à créer des directions adaptées aux nouveaux défis.
Engagée pour une justice humaine et protectrice, Ndolenodji Alixe Naïmbaye a remercié les autorités pour la confiance placée en elle, soulignant la portée symbolique de sa nomination en tant que femme à la tête de ce département stratégique.
Elle a rendu hommage à son prédécesseur avant d’annoncer ses priorités : lutter fermement contre les violences, notamment celles faites aux femmes, renforcer la protection des victimes et améliorer la coordination entre les acteurs judiciaires, humaniser les services judiciaires pour une justice accessible et rassurante, et enfin s’attaquer aux défis du milieu carcéral, tels que la surpopulation, les conditions de détention et la réinsertion sociale. La ministre a insisté sur la nécessité du dialogue, de la rigueur et de l’intérêt général pour renforcer la crédibilité de l’institution judiciaire.
La cérémonie s’est conclue par un appel à l’unité et à la collaboration de tous les acteurs pour faire de la justice un pilier de paix, de confiance et de développement pour le Tchad.


