Le Palais de la Démocratie a accueilli, les 28 et 29 mars 2026, un atelier de sensibilisation sur le rôle des élus dans la surveillance des flux financiers. À l’issue des travaux, 9 recommandations ont été adoptées pour renforcer l’arsenal législatif tchadien.
Ouvert le samedi 28 mars, cet atelier de deux jours s’est achevé ce dimanche sous la présidence du Dr Épainette Djanrang Sendé, 5e vice-président de l’Assemblée nationale et président de la section nationale de l’Action parlementaire contre les flux financiers illicites en Afrique (APNIFFT). L’objectif était de mobiliser les législateurs face à la montée des crimes financiers.
Les sessions ont permis de dresser un état des lieux sans concession de la problématique au Tchad. Entre présentations historiques et débats techniques, les parlementaires et les représentants de la société civile ont planché sur des stratégies de collaboration inter-institutionnelle pour mieux traquer les circuits financiers opaques.
Pour passer de la théorie à la pratique, les participants ont formulé neuf recommandations stratégiques. Parmi les mesures phares figurent : le renforcement des capacités techniques des élus sur les mécanismes financiers complexes ; la création d’une cellule de veille dédiée à la surveillance permanente des flux ; l’institutionnalisation d’auditions publiques régulières pour garantir un contrôle citoyen et transparent ; le lancement d’un audit légal participatif afin d’ajuster le cadre réglementaire actuel.
Dans son allocution de clôture, le Dr Épainette Djanrang Sendé a utilisé une métaphore sylvicole pour souligner l’importance du suivi de ces travaux. Selon lui, cet atelier a permis de « semer des graines qu’il faut maintenant faire germer ».
Tout en clôturant officiellement la rencontre, le vice-président a rappelé que le véritable défi commence dès aujourd’hui sur le terrain. La mission des parlementaires sera désormais de traduire ces engagements en actes législatifs concrets pour protéger l’économie nationale contre les réseaux criminels.


