L’amphithéâtre de l’École nationale d’administration (ENA) a accueilli, ce lundi 23 mars 2026, la journée dédiée au renforcement des capacités des avocats tchadiens. Axée sur le thème « L’avocat tchadien face aux défis de sa profession », cette rencontre a été officiellement ouverte par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, chargé des Droits humains, le Dr Youssouf Tom, en présence de nombreux acteurs de la chaîne judiciaire.
Organisée par la Commission formation de l’Ordre des avocats du Tchad, cette session se présente comme un espace de réflexion stratégique. Pour Me Aguide Messie, président de ladite commission, l’objectif est de replacer l’éthique et la déontologie au cœur de la pratique pour restaurer la crédibilité et la noblesse de la profession.
Un constat partagé par le bâtonnier, Me Allah-Ramadji Nabaye. Sans détour, il a dressé un état des lieux préoccupant, pointant notamment les difficultés récurrentes liées à l’exécution des décisions de justice. Il a plaidé pour l’instauration de réformes structurelles permettant aux avocats d’exercer leur mission dans un cadre sécurisé, libre et respecté.
De son côté, le ministre de la Justice a réaffirmé le rôle charnière de l’avocat dans la consolidation de l’État de droit. Garant des droits fondamentaux, ce dernier se doit, selon le Dr Youssouf Tom, d’incarner l’intégrité et l’équité, la déontologie étant le principal vecteur de la confiance citoyenne.
Sur un ton ferme, le Garde des Sceaux a également fustigé les dérives observées au sein du système judiciaire, appelant à un terme définitif aux pratiques de collusion qui nuisent aux justiciables. Il a enfin invité les participants à formuler des recommandations pragmatiques, visant à renforcer durablement les capacités des professionnels du droit pour restaurer durablement l’image d’une justice au service de tous.


