Suite aux fermes exigences du gouvernement, la haute direction du groupe marocain s’est déplacée en urgence à N’Djaména pour redresser la barre. Les lignes bougent enfin après le coup de sang du gouvernement tchadien face à la dégradation des services mobiles. Le Ministre des Télécommunications et de l’Économie Numérique, Haliki Choua Mahamat, a tenu une réunion cruciale avec le Président Exécutif International de Maroc Telecom (maison-mère de Moov Africa), Brahim Boudaoud, venu spécialement de Rabat avec son staff, ce lundi 22 juin 2026. Cette rencontre de crise s’est déroulée en présence des cadres du ministère, des représentants du patronat tchadien et bien d’autres particulièrement impactés par les pannes à répétition.
Face aux géants des télécoms, le Ministre s’est montré inflexible, balayant à nouveau l’argument de la crise du carburant. « La gestion de l’énergie est de votre ressort. Les citoyens et les entreprises payent pour un service, ils exigent un réseau stable et un internet fluide. », martèle-t-il.
Le Patronat a fermement appuyé le Ministre, rappelant que l’économie tchadienne ne peut plus tourner au ralenti à cause de connexions défaillantes. La feuille de route imposée par l’État :
Pour éviter des sanctions majeures, la délégation internationale s’est vu imposer des engagements stricts :
- Investissements d’urgence : Modernisation immédiate des équipements pour stabiliser le réseau.
- Transition solaire : Migration accélérée des pylônes vers les énergies renouvelables pour stopper la dépendance au carburant.
- Connexion aux infrastructures publiques : Obligation pour l’opérateur d’utiliser la fibre optique nationale.
Le grand patron de Maroc Telecom a pris des engagements fermes pour débloquer des investissements massifs.
Le gouvernement tchadien, désormais intransigeant, a prévenu qu’il jugera sur pièce dans les toutes prochaines semaines. Le bien-être des consommateurs et la sécurité économique du pays restent non négociables.


