Le Sénat tchadien a franchi une étape décisive ce lundi 20 avril 2026, avec l’audition du ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général Ali Ahmat Aghabache, par la Commission éducation, recherche, sciences et technologies. Au cœur des échanges : un projet de loi sensible visant à encadrer juridiquement l’usage des données biométriques dans les procédures judiciaires, un enjeu à la fois sécuritaire et sociétal.
Face aux sénateurs, le ministre a défendu un texte structurant, destiné à réglementer de manière rigoureuse la collecte, le traitement, la conservation, l’utilisation et la destruction des données biométriques. Dans un contexte où les technologies prennent une place croissante dans les systèmes judiciaires, cette initiative ambitionne de concilier efficacité des enquêtes et respect des droits fondamentaux.
Présidée par le vice-président de la commission, le sénateur Djibert Younous, la séance a donné lieu à des discussions approfondies. Les membres de la commission ont scruté les mécanismes proposés, insistant notamment sur les garanties liées à la protection des données personnelles, ainsi que sur la transparence des procédures d’exploitation et de destruction de ces informations sensibles.
À l’issue de cette audition, le projet de loi devrait être prochainement soumis à l’examen en séance plénière. En attendant, les observations formulées serviront à affiner un texte appelé à jouer un rôle clé dans la modernisation du système judiciaire tchadien, tout en posant les bases d’une gouvernance plus responsable des données numériques.


