Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat, a rencontré une délégation d’Airtel Tchad, dirigée par son responsable régional pour l’Afrique francophone, Anwar Soussa, dans la soirée du 24 juin 2026. Cette séance de travail, qui fait suite à une réunion similaire avec un autre opérateur de la place, s’est concentrée sur les défaillances persistantes de la qualité du réseau de téléphonie et d’internet. Le point de situation s’est déroulé en présence du secrétaire d’État aux Télécommunications, Abel Maïna, du président du Conseil de régulation de l’ARCEP, Timan Erdimi, ainsi que de représentants du Parlement, du patronat tchadien et des conseillers techniques de la Primature et du Médiateur de la République.
Devant la direction de l’entreprise, le ministre a relayé les insatisfactions des usagers concernant les difficultés d’appel et d’accès à la connexion, rappelant que le gouvernement considère désormais les réseaux de communication comme des infrastructures critiques de souveraineté, indispensables à l’activité économique et à la cohésion sociale. Pour remédier aux dysfonctionnements techniques identifiés, qui touchent notamment la gestion des sites, la maintenance et les politiques de sous-traitance des équipements et du personnel technique, les autorités exigent une réorganisation des méthodes de travail de l’opérateur.
Sur la question des infrastructures de transport de données, la position du ministre est restée ferme quant à l’obligation pour l’opérateur de basculer sur la fibre optique publique, d’autant que la mise en service des liaisons reliant l’Est et le Septentrion du pays est imminente.
Bien que le directeur général d’Airtel Tchad, Brahim Nallar, ait soumis un plan d’investissement axé sur le renforcement des installations techniques et le déploiement de nouveaux services, la tutelle a exprimé des réserves sur sa mise en œuvre effective en pointant les promesses non concrétisées des exercices précédents.
À l’issue des interventions des différents acteurs institutionnels, l’administration a réitéré que seule l’amélioration mesurable et rapide de la couverture réseau sur l’ensemble du territoire guiderait l’évaluation finale des performances de l’opérateur.


