Dans le cadre de la régulation du secteur des transports, le Bureau National de Fret Terrestre (BNFT) a organisé ce mardi 28 juillet, une réunion de suivi consacrée à la situation des véhicules de transport de marchandises de plus de 7 tonnes immatriculés en catégorie C (camionnettes). La cérémonie s’est déroulée en présence notamment de Mme Benga Boy Rolande, Directrice générale des Transports de Surface (DGTS) du Ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, ainsi que des représentants des institutions partenaires, des forces de sécurité et des syndicats de transporteurs.
À cette occasion, le Directeur Général du BNFT, Saleh Youssouf Erda, a rappelé les enjeux de cette concertation qui fait suite aux premiers échanges tenus en juin 2026. Il a ouvert les discussions en mettant l’accent sur la nécessité d’enrayer les modifications de véhicules conçus à l’origine pour 3 ou 4 tonnes, mais transformés pour transporter plus de 7 tonnes tout en conservant leur plaque d’immatriculation d’origine.
Selon les explications fournies par Saleh Youssouf Erda, cette pratique pose un triple défi au secteur. Tout d’abord, elle constitue un non-respect de la réglementation, car les véhicules excédant 3,5 tonnes doivent obligatoirement basculer en catégorie P (poids lourd) afin d’être soumis aux normes applicables à leur gabarit réel. Ensuite, elle nuit à la préservation du réseau routier, la circulation de véhicules en surcharge contribuant à la détérioration prématurée des infrastructures nationales. Enfin, elle nuit à l’équité commerciale en engendrant une concurrence déloyale envers les transporteurs qui respectent le cadre légal et fiscal en vigueur.
Afin de permettre une transition ordonnée, le Directeur Général du BNFT a annoncé l’accord sur un délai de grâce de 45 jours. Ce répit doit offrir aux propriétaires des véhicules concernés la possibilité de régulariser leur situation administrative et technique avant l’application de mesures de contrôle plus strictes.
L’initiative du BNFT vise à privilégier le dialogue institutionnel pour bâtir un cadre réglementaire concerté. La parole a ainsi été donnée aux différentes parties prenantes, notamment la DGTS, la DGRTS, l’ONASER, la CCIAMA, la Police nationale, la Gendarmerie nationale et les organisations syndicales, pour recueillir leurs contributions sur les volets réglementaires, fiscaux, sécuritaires et sociaux de ce dossier.


