Une situation préoccupante est signalée dans le département d’Adé, au sein de la sous-préfecture de Moudeïna. Selon les témoignages concordants des autorités traditionnelles et des chefs locaux, trente villages n’ont pas été comptabilisés dans les opérations de recensement général de la population en cours
Une situation préoccupante est signalée dans le département d’Adé, au sein de la sous-préfecture de Moudeïna. Selon les témoignages concordants des autorités traditionnelles et des chefs locaux, trente villages n’ont pas été comptabilisés dans les opérations de recensement général de la population encours.
La sous-préfecture de Moudeïna abrite plusieurs milliers d’habitants répartis sur un vaste territoire. Or, d’après les acteurs locaux, l’Institut National de la Statistique, des Études Démographiques et Économiques n’y aurait déployé que six agents recenseurs.
Face au manque de personnel et de moyens logistiques adaptés à la superficie de la zone, les équipes sur le terrain n’ont pas pu couvrir l’ensemble du périmètre, laissant plusieurs communautés rurales en marge du processus national. « Déployer seulement six agents pour couvrir toute la sous-préfecture relève d’une sous-estimation flagrante de la réalité du terrain. Des milliers de citoyens se retrouvent ainsi absents des statistiques nationales », déplore un représentant des autorités traditionnelles locales.
Cette omission soulève de vives inquiétudes quant à ses répercussions socio-économiques pour la province. En premier lieu, le découpage administratif et la répartition des ressources publiques reposant sur les données démographiques, ces localités risquent d’être pénalisées dans la dotation des fonds publics.
Par ailleurs, l’absence de données fiables nuit directement à la planification des services de base, compromettant l’implantation future d’écoles, de centres de santé ou de forages d’eau potable. Enfin, cette exclusion du fichier démographique entrave la pleine intégration de ces populations dans les politiques nationales de développement.
Face à ce constat, les représentants locaux appellent les responsables de la statistique et les autorités ministérielles à ajuster le dispositif afin de garantir une couverture exhaustive de la sous-préfecture.


