La deuxième édition du salon sur le financement climatique, intitulée « Chad Climate Finance Expo 2.0 », est officiellement lancée ce jeudi, 26 Mars 2026, au ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration des Tchadiens de l’étranger.
Cet événement stratégique, placé sous le thème « Accès aux fonds verticaux pour le climat et l’environnement », réunit des acteurs publics, des partenaires au développement, le secteur privé et la société civile pour accélérer la mobilisation des fonds verts en faveur du pays.
Pour le directeur général du Fonds spécial en faveur de l’environnement (FSE), M. Soumaila Oumar, les mécanismes de financement innovants pour le Tchad incluent la promotion de l’entrepreneuriat durable, l’investissement dans la résilience des systèmes de santé avec un accent sur les femmes et les communautés locales. Son rôle est crucial dans la mobilisation des ressources financières et l’implication de la société civile, des jeunes et des groupes de femmes dans l’action climatique.
Cela nécessite des systèmes de gestion financière solides, des processus transparents, des contrôles internes robustes, et la capacité à gérer des fonds publics de manière responsable et transparente, a-t-il précisé.
Le Fonds Vert pour le Climat (FVC) est reconnu et approuvé par le GCF pour gérer et déployer des financements climatiques. Ces entités sont des intermédiaires essentiels qui possèdent l’expertise, les ressources et les capacités institutionnelles pour gérer les fonds du GCF et s’assurer que les projets respectent les standards internationaux en matière de gestion financière, de transparence et de respect de l’environnement.
Pour tout porteur de projet souhaitant obtenir un financement du FVC, il est nécessaire de passer par une entité accréditée, car celle-ci joue le rôle d’intermédiaire dans le processus de soumission et de gestion des demandes de financement au nom du porteur de projet.
Les conditions d’accréditation pour devenir une entité accréditée au Fonds Vert pour le Climat (GCF) sont rigoureuses et visent à garantir que l’entité est capable de gérer efficacement les fonds du GCF et de mettre en œuvre des projets climatiques en conformité avec les normes internationales.
Selon le chef d’équipe pour la nature, le climat et l’énergie, M. Emmanuel Keryang, il est essentiel de respecter les catégories de risques environnementaux et sociaux en fonction du type d’instrument, de la taille des projets, et des risques liés aux activités envisagées. L’entité doit prouver qu’elle peut évaluer et atténuer les impacts environnementaux et sociaux des projets qu’elle propose.
Cette édition ambitionne de transformer les engagements théoriques en actions concrètes pour répondre aux défis environnementaux du Tchad, tels que les inondations récurrentes et l’assèchement du lac Tchad.


