Depuis quelques années, N’Djamena, la capitale tchadienne, connaît un phénomène de mendicité excessive, celui des femmes qui se rassemblent autour des maisons des grandes personnalités, chez certains hommes d’affaires ou commerçants fortunés, voire même devant les banques et institutions, dans l’attente que ces derniers leur tendent des enveloppes. Un phénomène nouveau dans la capitale.
Devant une belle villa, se trouvent toujours des vieilles femmes, des jeunes adolescentes, des femmes mariées allaitantes, parfois accompagnées de leurs enfants de 9 à 13 ans, sans oublier celles qui font irruption dans les concessions des habitants, toutes là pour attendre la sortie du propriétaire. Ainsi, elles parcourent toute la ville.
On constate que parmi ces femmes, certaines ont des maris qui les prennent en charge et d’autres ont leurs enfants. Leurs pratiques pourraient être exercées à l’insu de leurs tuteurs. Certaines ont quitté leurs villages pour venir mendier ici.
Une pratique aux répercussions vastes qui emporte avec elle la jeunesse tchadienne.
Les autorités doivent prendre la responsabilité d’éradiquer ce fléau qui attire les femmes des villages vers la capitale et laisse un vide derrière elles.


