La lutte contre le piratage audiovisuel s’intensifie au Tchad. Ce jeudi 18 juin 2026, la présidente de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA), Halimé Assadya Ali, a accordé une audience à une délégation de Canal+ Tchad, menée par son directeur général, Patou Nkenda Kinguidi. Les discussions ont porté sur le développement de stratégies conjointes pour endiguer la diffusion illégale de contenus et préserver les droits des créateurs.
Accompagné de Me Édouard Bloch, avocat des ayants droit audiovisuels, et d’Antoine Salvage, responsable anti-piratage de Canal+ International, la délégation a alerté le régulateur sur l’expansion de l’IPTV et des applications illégales. Selon l’opérateur, ces dispositifs, qui contournent les accès payants légitimes, fragilisent l’écosystème culturel local et international en privant le secteur de ressources économiques essentielles.
Pour illustrer les réponses possibles face à ce défi technologique, les représentants de Canal+ ont exposé plusieurs modèles de gouvernance déjà expérimentés sur le continent africain. Ces dispositifs reposent sur l’application stricte des arsenaux juridiques nationaux et internationaux, renforcée par une coordination accrue entre régulateurs de médias, opérateurs et services de justice.
De son côté, la présidente de la HAMA a mis l’accent sur la prévention, préconisant une approche axée sur la sensibilisation et la pédagogie. Halimé Assadya Ali a souligné l’importance d’informer les usagers et les professionnels des médias sur les risques et les implications légales du piratage numérique.
En conclusion de cette rencontre, Canal+ s’est engagé à apporter son expertise technique et opérationnelle pour soutenir les initiatives de la HAMA, posant ainsi les bases d’un partenariat durable pour la promotion d’une consommation culturelle légale et sécurisée au Tchad.


